Depuis avril 2010, le scénariste rouennais Fred Duval travaille main dans la main avec Jean-Pierre Pécau pour réécrire l'histoire. Une entreprise ambitieuse qui a amené les complices à envisager quelques tournants inédits dans la vie du monde. Ainsi, la série démarrait-elle avec la conquête de l'espace pour laquelle les Soviétiques devançaient les Américains en se posant les premiers sur la lune. Dans Paris, secteur soviétique, c'est le Débarquement que les Américains manquent, amenant l'Armée rouge à Paris qui devient alors coupée en deux, comme Berlin le fut dans la vraie vie. Dans le 3e et 4e tome, l'armistice est signé... en 1915, car l'Allemagne a gagné la guerre, obligeant Clémenceau à engager la résistance depuis Alger.
Bref, tout est chamboulé et les scénaristes se chargent d'inventer les petites histoires qui vont expliquer la nouvelle grande.
Pour le 5e opus de la série, la couverture – toujours façon Life magazine, revu par Fred Blanchard – nous rappelle l'assassinat de Kennedy à Dallas. Sauf que la date ne correspond pas : 22 novembre 1973. Et d'ailleurs, le pauvre Kennedy disparaît totalement de cette version de l'histoire au profit de Nixon et d'un complot où Lee Harvey Oswald est remplacé par un Français...