Art et déchirure fête 30 ans de festival

Publié le : 
Jeudi 14 novembre 2019 - 07h09
Thème d’actualité : 
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Art et déchirure fête 30 ans de festival
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Déjà 30 ans que le festival "Art et déchirure" met la santé mentale sur le devant de la scène : cette année, la traditionnelle exposition et de nombreux spectacles sont à retrouver à Rouen et alentours jusqu'au 22 novembre 2019.

En montant leur biennale culturelle depuis les couloirs du Centre hospitalier du Rouvray, Joël Delaunay et José Sagit ne pensaient certainement pas à l'ampleur que prendrait "Art et déchirure" au fil du temps. "Il y a 30 ans, on était les seuls à faire ça", explique José Sagit. L'objectif des deux fondateurs - et toujours codirecteurs - du festival : montrer toutes les formes d'expressions artistiques issues du monde de la santé mentale. Après 17 éditions, le besoin de montrer ces créations issues de la déchirure de l'être est toujours aussi présent. "Aujourd'hui, on a élargi à la marge et plus généralement la difficulté à vivre. On est plus dans l'universel."

Un programme riche

Cette année, la Halle aux toiles rouennaise accueille la grande exposition de cette édition du festival "Art et déchirure". Jusqu'au 22 novembre, tous les jours de 11h à 18h, les visiteurs pourront y découvrir le travail de plus d'une trentaine d'artistes, sculpteurs, peintres et plasticiens. L'exposition est complétée par une ouverture quotidienne du Musée d'Art singulier, ouvert au sein même du Centre du Rouvray il y a deux ans, et qui accueille une dizaine d'œuvres notamment dans ses jardins. À noter que les productions du bricoleur-recycleur Fabien Chevrier sont, quant à elles, visibles à la Chapelle Saint-Julien de Petit-Quevilly de 14h à 18h.

Mais "Art et déchirure", c'est aussi des spectacles à retrouver jusqu'au 22 novembre dans les salles de l'agglo. Là aussi, il est question de rupture, de marge, qu'elles soient le sujet ou l'objet des mises en scène. La maladie mentale s'y représente, s'y incarne pour mieux rentrer dans le quotidien de chacun. Au programme, pour ces 30 ans, 9 propositions :

  • "Une vie bien Renger d'Adolpha", le 14 novembre à l'espace culturel François-Mitterrand (Canteleu)
  • "Nannetti le colonel astral", les 15 et 16 novembre à la Chapelle Saint-Louis
  • "Le delirium du papillon", les 14 et 16 novembre au théâtre des Deux-Rives
  • "Toutes ces voix", le 18 novembre à la Maison de l'Université (Mont-Saint-Aignan)
  • "La magie lente", le 18 novembre à la Maison de l'Université (Mont-Saint-Aignan)
  • "Parpaing", les 19, 20 et 21 novembre à l'Espace Marc-Sangnier (Mont-Saint-Aignan)
  • "Daddy papillon - la folie de l'exil", les 20 et 21 novembre à la salle Louis-Jouvet
  • "Les diables", le 22 novembre au théâtre de la Foudre (Petit-Quevilly)
  • "L'avenir dure longtemps", les 22 et 23 novembre à la Chapelle Saint-Louis

Du parcours d'un enfant qui se découvre adopté au plaidoyer du mari condamné pour le meurtre de sa femme mais enfermé pour "folie", ou au mauvais diagnostic pour schizophrénie posé sur un patient dont les traumatismes sont enfouis bien profondément, le festival explore les méandres de la santé mentale et de la difficulté à vivre dans ce monde.

"Art et déchirure", c'est dix jours d'événements à retrouver dans toute l'agglomération. À la fois drôle, touchant et bouleversant, le festival réussit une fois encore le pari de la singularité.


Informations pratiques

Festival "Art et déchirure"

Du 14 au 22 novembre 2019

Expositions à la Halle aux toiles, au Musée d'Art singulier et à la Chapelle Saint-Julien

Spectacles à retrouver dans toute l'agglo

Rens. : 06 48 59 80 85 et sur www.artetdechirure.fr

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