La vie culturelle locale toujours en ébullition

Publié le : 
Lundi 8 mars 2021 - 06h30
Thème d’actualité : 
culture
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quartiers
4 artistes du collectif Chevalet Noir à Rouen
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Durant la crise sanitaire, la Ville et les structures municipales accompagnent au mieux les acteurs culturels locaux. En facilitant les mises en place de résidences dans les salles par exemple, en invitant aussi les artistes à investir un quartier et à entrer en interaction avec les habitants.

Un mardi après-midi de la fin du mois de février, dans une grande salle du #LaboVictorHugo, quatre artistes du collectif rouennais Chevalet Noir sont à l'oeuvre (notre photo). Pendant un mois, ils se retrouvent ailleurs que chez l'un ou chez l'autre pour échanger des idées, montrer leur travail et imaginer une exposition ou encore un défilé de mode. "Nous avons besoin de la vie pour nous inspirer, mais le monde est à l'arrêt. Il est important de nous retrouver, de nous redonner des objectifs, analyse Herman Kolitz, du collectif. Le risque, ce serait de se renfermer, de ne plus avoir envie de partager."

En ce début d'année 2021, on trouvait également au #LaboVictorHugo les collectifs HSH et des Vibrants Défricheurs, les compagnies Les Choses Humaines et Alias Victor, l'association Cité Mômes, ou encore l'artiste-peintre Karine Lemoine. Le lieu fourmille depuis qu'il a été permis de le réintégrer, en appliquant les consignes sanitaires bien entendu. Les MJC Rive Gauche et du Mont-Gargan accueillent aussi artistes et compagnies en résidence.

L'Étincelle, même si c'est plus habituel, accueille également des compagnies en période de travail. La Ville, soucieuse d'une continuité dans la création, a maintenu toute son aide pour que les personnels des structures soient mobilisés, que les intermittents du spectacle puissent travailler, et a bien sûr rendu les scènes disponibles le plus possible. Des programmateurs et professionnels du spectacle ont pu assister à des représentations qui leur étaient réservées, dans le but de faire vivre ces créations prochainement, dans d'autres lieux.

Et puis, il y a ce nouveau dispositif, développé depuis peu : "Les résidences de territoire". Une troupe, une compagnie ou des artistes locaux qui s'installent au coeur d'un quartier de la ville et l'investissent, sur proposition de la Ville. De Savati à la Grand'Mare à la compagnie In Fine dans le quartier Ouest, en passant les artistes du Hall au Jardin des plantes, c'est tout un dispositif qui est mis en place pour les mois ou les années à venir. "Il n'y a pas d'obligation de résultat, le plus important étant vraiment de se mélanger à la population, d'iéchanger autour de la pratique culturelle", rapporte Marie-Andrée Malleville, adjointe au maire de Rouen, en charge de la Culture.

À Rouen, la culture se bat, en attendant les jours meilleurs et le retour du public dans les salles, les festivals, les clubs, les musées et les galeries. Elle est plus que jamais vivante.

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