La Métropole Rouen Normandie signe le transfert de la propriété et des actifs de Chapelle Darblay à Veolia

Publié le : 
Mardi 10 mai 2022 - 17h30
Thème d’actualité : 
économie
environnement
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En exerçant son droit de préemption, la Métropole Rouen Normandie a permis de sauver la papeterie Chapelle Darblay, spécialiste du recyclage du papier. Elle a signé le transfert de la propriété et des actifs de l'entreprise à Veolia, ce mardi 10 mai 2022.

C'est l'aboutissement d'un feuilleton qui dure depuis plusieurs mois. Ce mardi 10 mai 2022 marque le début d'une nouvelle vie pour l'entreprise de Grand-Couronne, précurseure dans le domaine du papier 100 % recyclé et exemplaire tant sur le plan environnemental qu’en matière d’économie circulaire.

Bénéficiant d’un savoir-faire unique, Chapelle Darblay était en effet, avant sa fermeture, le seul site français pouvant produire du papier 100% recyclé avec de la fibre issue intégralement des circuits de récupération.

Une décision historique pour l’écologie, l’économie circulaire et la réindustrialisation en France

« C’est une décision historique pour l’écologie, l’économie circulaire et la réindustrialisation en France, commente Nicolas Mayer-Rossignol, président de la Métropole Rouen Normandie. Et cela se passe dans l’agglomération rouennaise ! En octobre 2021 le propriétaire de Chapelle Darblay, UPM, comptait vendre l’usine à un repreneur dont le projet aurait conduit à écarter l’activité de recyclage et de traitement in situ de papiers et de cartons. Nous activions alors notre droit de préemption, comme le permet la législation française, en vue de céder le site à un repreneur à même de préserver et de développer les savoir-faire en matière d’économie circulaire.

Nous signons aujourd’hui le transfert de la propriété et des actifs de l’usine Chapelle Darblay à Veolia. C’est la première fois qu’une collectivité préempte un site de cette envergure avec ses actifs de production. Le même jour, nous achetons et nous revendons, en l’occurrence au groupe Véolia. Tout au long de ce combat nous nous sommes tenus debout, notamment aux côtés des représentants syndicaux, dont le combat a été exemplaire et sans qui rien n’aurait été possible. Pour la justice sociale et climatique, pour l’emploi, on se bat. »

La Métropole s'est mobilisée pour la sauvegarde de ce fleuron industriel en emmenant avec elle une large coalition de 80 maires, dont ceux de Paris et du Havre, et de parlementaires issus de toute la France et de tous horizons politiques, afin que l’État agisse en faveur du maintien du site et de ses activités.

Garantissant 228 emplois directs  et près de 800 indirects, la Chapelle Darblay une capacité de recyclage de 480 000 tonnes par an, soit le résultat du tri de 24 millions d’habitants dans un rayon de 400 kilomètres, incluant notamment l’agglomération parisienne.

Le démantèlement de ce site stratégique aurait amené de nombreuses collectivités à enfouir ou brûler leurs déchets papiers plutôt qu’à les recycler, ou à les envoyer en Belgique et en Allemagne. 

Photo : Métropole Rouen Normandie

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