Portrait du mag : Benoît Quessandier, "La bonne étoile"

Publié le : 
Mercredi 7 décembre 2022 - 07h15
Thème d’actualité : 
sport
Benoît Quessandier
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A 37 ans, l’ancien défenseur international rouennais est le nouvel entraîneur du Char (Club de hockey amateur de Rouen), 15 ans après avoir quitté le RHE 76. Un retour aux sources gagnant.

Seize ans de carrière en ligue Magnus, 10 en équipe de France. Trois Mondiaux disputés, 2 coupes Magnus, 2 coupes de la Ligue, 2 coupes de France avec Rouen et une 3e avec Dijon. Autant dire que Benoît Quessandier sait ce qu’est le haut niveau et ce qui fait l’identité d’un club.

Ce sont pour ces raisons que Franck Pajonkowski, nouveau président du Char, est venu le chercher en septembre. « J’ai Rouen chevillé au coeur, explique l’ancien arrière international. En hockey, c’est une institution. J’ai une très haute opinion de ce que doit être le Char. Franck souhaite lui insuffler l’esprit « Dragons » que Daniel Carlson, ancien défenseur de Rouen pendant 10 ans, et moi incarnons. »

L'esprit "Dragons"

Cela passe par l’acquisition dès le plus jeune âge des fondamentaux. Répétition, intensité, bienveillance, plaisir : les bases à partir desquelles chaque enfant dont il a la charge, de l’école de glace jusqu’aux U13, doit pouvoir se construire. « Je veux leur transmettre les valeurs du sport, la compétition, le sens du travail, mais aussi celles qui leur seront essentielles une fois adulte, tels le respect de l’autre, la discipline envers soi. »

Ces règles lui ont été inculquées très tôt à Rouen par des entraîneurs prestigieux tels Luc Tardif, actuel président de la fédération internationale de hockey sur glace, Daniel Maric, gardien des Bleus et l’attaquant slovaque Peter Almasy.

« Les planètes, à chaque fois, se sont bien alignées, confie Benoît Quessandier. J’ai commencé dans la nouvelle patinoire en 1992. J’ai vu l’équipe de France de hockey à la télé en quarts de finale face aux Etats-Unis, aux J.O. d’Albertville. Puis Luc Tardif a su me cadrer. A partir de là, ma progression a été fulgurante. » Le défenseur au grand gabarit intègre le RHE 76 à 16 ans, dispute sa première finale de coupe d’Europe à 17 ans et son premier match tricolore à 18 ans.

Ne pas sacrifier les jeunes générations

Mais une énième blessure le fait réfléchir à son avenir. Benoît Quessandier joue à Mulhouse. Il a alors 32 ans. Il quitte le hockey et devient concepteur-vendeur pour une enseigne de cuisine. Il y apprend l’organisation et y affine son sens aigu de la psychologie. Pour au final, revenir au hockey.

Après 3 mois de travail, ses U9 ont remporté le tournoi de Grenoble et défieront les Suisses à Genève, le 17 décembre.

« J’aime travailler avec les petits car je les vois progresser.  Je me revois à leur place à leur âge. Je suis tellement content de revenir ici et de pouvoir leur redonner ce que le club m’a apporté. C’est un vrai challenge ! Il ne faut pas sacrifier ces générations-là car elles sont l’avenir. J’ai réalisé mes rêves : jouer au hockey et en équipe de France. Je suis pétri de regrets car si l’on savait à 18 ans ce que l’on sait à 36… Mais je suis fier de ce que j’ai accompli et j’espère être fier de ce qu’il me reste à faire. »     

GF               

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