Cyclonet

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Depuis deux mois, Charles Lefebvre sillonne Rouen et son agglomération à vélo pour apporter de la clarté aux vitrages des entreprises, des commerces et des particuliers. Sa spécialité : le lavage de carreaux.

"Je suis comme un allumeur de réverbères. On voit, le matin, que le travail est fait, mais moi, on ne me voit jamais." Belle image très poétique que celle donnée par Charles Lefebvre pour décrire sa profession : laveur de carreaux.

Dans la partie depuis 2006, grâce à son métier de cordiste, le Rouennais de 37 ans a décidé de lancer officiellement son entreprise, Cyclonet, le 14 février dernier.

Une belle déclaration d’amour au vélo qu’il enfourche tous les jours et par tous les temps pour aller nettoyer les vitres d’entreprises, de commerces ou d’habitations individuelles, de plain-pied, en hauteur ou par des accès les plus difficiles.

Habitué de la petite reine qui l’a conduite plus jeune de Rouen à Tarifa, au sud de l’Espagne et jusqu’au Cap Nord, Charles Lefebvre a décidé, sous une forme cargo, de l’utiliser pour y mettre son échelle, sa perche, sa raclette et son seau rempli d’eau.

"Je suis un écolo-nomiste, déclare-t-il dans un sourire. Je joins l’écologie à l’économie. C’est en voyant les plombiers à vélo dans Rouen que je me suis dit que c’était réellement réalisable et m’a poussé à concrétiser mon projet. Faire mon travail en vélo, c’est juste faire preuve de bon sens. Je me déplace utilement et intelligemment. Résultat : j’arrive chez mes clients très rapidement en cas d’urgence, je me gare où je veux, je ne suis pas stressé, j’ai donc le sourire et c’est bon pour tout le monde !"

Charles Lefebvre a un rayon d’action d’environ 8 kilomètres à partir de Rouen jusqu’à Bois-Guillaume, Mesnil-Esnard, Darnétal et Grand-Quevilly.

Levé dès potron-minet, ce jeune patron obéit à une hygiène de vie stricte. Car être laveur de carreaux requiert une forme physique impeccable.

"Pour bien faire ce métier, il faut non seulement avoir le bon matériel, être très précis dans ses gestes, rapide, regarder sur la vitre ce qui pourrait ne pas aller, mais également avoir de la souplesse, l’entretenir tout comme sa musculature. Il faut aussi savoir travailler des deux mains car quand vous levez le même bras des centaines de fois, cela permet d’éviter les tendinites et autres problèmes d’articulation."

Si vous ne le croiserez peut-être jamais dans les rues, vous regarderez certainement à un moment donné ou à autre à travers l’une des vitrines qu’il a nettoyées. A tel point impeccables que des clients de certaines enseignes s’y sont même heurté la tête, croyant qu’il n’y avait aucune paroi vitrée...


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