Tentative de braquage de la Poste de la Grand'Mare
Dans la nuit du lundi 27 octobre au mardi 28 octobre 2025, le bureau de poste de la Grand'Mare a fait l’objet d’une tentative de braquage par des individus, à l’aide d’un engin de chantier. Cette attaque intervient après un incendie lors des émeutes urbaines de l’été 2023 et un braquage en février 2025.
La sécurité est une mission de l’Etat. Les communes n’ont pas les moyens (ni juridiques, ni financiers) pour affronter seules les trafiquants (par exemple, la police municipale ne dispose pas des pouvoirs judiciaires lui permettant de procéder à des enquêtes ni d’enregistrer des plaintes).
Pour autant, depuis 2020 la Ville a fait de la tranquillité publique sa priorité : triplement du nombre de caméras de vidéo-protection en 4 ans (42 en 2020, 111 aujourd’hui, 126 d’ici 2025 pour 277 caméras au total) ; recrutement de 18 policiers municipaux supplémentaires (+33%) et création d’une brigade de nuit ; création d’un équipage cynophile ; équipement en vélos et motos électriques ; présence renforcée sur plusieurs quartiers, notamment Saint- Sever ; mise en oeuvre début 2025 de la vidéo-verbalisation.
Aujourd’hui, la Ville interpelle à nouveau l’Etat sur le respect de ses engagements. Il manque toujours une centaine de policiers nationaux. L’attaque du bureau de poste de la Grand Mare vient rappeler l’urgence pour l’Etat de respecter ses engagements en la matière.
Pour Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen et président de la Métropole Rouen Normandie et Kader Chekhemani, adjoint au maire en charge de la Tranquillité publique : "Cette nouvelle attaque visant le bureau de poste de la Grand'Mare un service public essentiel à la population pour lequel la municipalité s’est battue pour obtenir la réouverture, est inacceptable. Depuis 2020, nous faisons le maximum à l’échelle municipale, avec le recrutement de policiers municipaux (+33%) ou le triplement du nombre de nos caméras de vidéoprotection. Mais la sécurité publique relève de l’Etat, a fortiori sur les Hauts de Rouen, où la police nationale est seule à pouvoir intervenir en raison du statut de quartier de reconquête républicaine.
Depuis 2020 nous ne cessons d’alerter sur le manque de moyens nationaux de police. En 2019, le ministre de l’Intérieur venait sur la dalle de la Grand'Mare et annoncer des renforts de policiers nationaux, qui ne sont jamais arrivés. Nous attendons et demandons toujours un renforcement des moyens de la police nationale à Rouen et sur notre agglomération où il manque une centaine de policiers nationaux. Il y a urgence !"