Informations sur Nicolas Mayer-Rossignol, Maire de Rouen

CV

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Retrouvez ci-dessous quelques informations sur Nicolas Mayer-Rossignol :

  • Né le 8 avril 1977 à Bordeaux (Gironde). ENS Ulm (2000) ;
  • DEA de génomique, université́ de Stanford (2000) ;
  • Agrégation de sciences de la vie et de la terre (1999) ;
  • École des Mines Paris Tech (2000) ;
  • Lauréat du concours européen, fonctionnaire de la commission européenne (2005) ;
  • Ingénieur du corps des Mines. Conseiller du président directeur général de Lion Bioscience en Allemagne (2002) ;
  • Responsable du secteur des médicaments biologiques et biotechnologiques à la Commission européenne à Bruxelles (2003-2008) ;
  • Conseiller spécial de Laurent Fabius, président de la communauté́ d’agglomération rouennaise (2008-2012) ;
  • Conseiller chargé de l’aide au développement, des affaires économiques, et des entreprises au cabinet de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères (2012- 2013) ;
  • Élu président du conseil régional de Haute-Normandie à la suite de la démission d’Alain Le Vern (2013-2015) ;
  • Directeur du pôle développement (2016- 2017) puis directeur général délégué́ de Nutriset (février 2019-juin 2020) ;
  • Maire de Rouen, Président de la Métropole Rouen Normandie depuis 2020.

Interview

Nicolas Mayer-Rossignol : « L’éducation et la culture au cœur de notre action »

Quelles seront les priorités du prochain mandat avec une équipe municipale renouvelée ?

Nicolas Mayer-Rossignol : « Je veux d’abord remercier toutes les Rouennaises et tous les Rouennais qui sont allés voter, et leur dire que je serai le Maire de tous les Rouennais, quelles que soient leurs opinions. Rouen se transforme, la belle endormie s’est définitivement réveillée ! Depuis quelque temps notre ville est dans une nouvelle dynamique et cela se voit. Elle attire de nouveaux habitants, des étudiants, des touristes, des entreprises, des commerces… Tout cela est prometteur, mais fragile. Notre responsabilité est d’accompagner et de conforter cette dynamique, en améliorant toujours la qualité de vie. Vivre mieux ! C’est notre feuille de route. Concrètement, nous continuerons à transformer les espaces publics, à renaturer la ville, à investir dans les écoles, les crèches, les centres de loisirs, à rénover nos équipements et à en créer de nouveaux, à améliorer les services publics pour vous faciliter la vie au quotidien. Une ville dynamique, attractive, où il fait bon vivre ! »

Vous aviez mis l’accent lors du précédent mandat sur la transition écologique. Est-ce toujours au programme ?

« La transition écologique est une nécessité. Et je l’assume : nous faisons le choix de ne jamais l’opposer au développement, à l’attractivité, ni à la qualité de vie et aux solidarités. Regardez la gratuité des transports : bon pour le climat, bon pour le pouvoir d’achat ! Et vous avez vu le prix de l’essence… Nos actions portent leurs fruits : en cinq ans, nous avons réussi à diviser la pollution de l’air par deux.  À Rouen, c’est une révolution ! Le mandat qui s’ouvre va permettre d’avancer encore. Cela passe notamment par le développement de transports en commun plus accessibles et plus efficaces, extension de la gratuité, et le lancement d’un grand projet devenu indispensable : un nouveau tramway. »  

Qu’en sera-t-il de la culture et de l’éducation ?

« Ma vision est claire : partout où la culture et l’éducation progressent, la haine et le repli sur soi reculent. D’autres territoires font le choix de sabrer ces budgets, nous faisons le choix rigoureusement inverse. Si vous trouvez que l’éducation coûte cher… essayez l’ignorance ! J’ai donc décidé que ma première adjointe soit en charge de la Culture : Marie-Andrée Malleville. C’est un signal politique fort. Je défends les valeurs de Fraternité républicaine. Rouen est une grande ville culturelle, un joyau pour son patrimoine et matrimoine, mais aussi pour ses pratiques artistiques, amateurs et professionnelles, vivantes et contemporaines. C’est une richesse exceptionnelle. Nous allons sanctuariser le budget culturel de la ville et défendre les droits culturels. Nous continuerons à soutenir nos musées, nos équipements culturels, nos festivals, la création et l’indépendance artistiques. L’éducation est également au cœur de notre action. Nous allons amplifier l’investissement dans les écoles existantes, dans leur rénovation (confort thermique, accessibilité notamment) mais aussi dans la création de nouvelles écoles, notamment sur les Hauts de Rouen, dans les quartiers ouest rive droite et sur la rive gauche. »

Quelles sont les premières mesures qui seront prises ?

« La première décision que j’ai prise en tant que maire réélu a été d’engager le rachat par la Ville de la maison Marrou. Ce bâtiment emblématique du centre historique fait partie du patrimoine rouennais, il était important de le préserver pour lui redonner un avenir. Nous voulons aussi renforcer notre action en direction des familles, notamment des parents solo qui ‘‘galèrent’’ souvent sans être aidés. C’est dans cet esprit que je vais proposer au Conseil de la Métropole la gratuité des musées et des équipements touristiques métropolitains (l’Historial Jeanne d’Arc, le Musée des Beaux-Arts…) pour les parents solos et leurs enfants. Ce sera une première pierre, parmi d’autres qui suivront (crèches, logement, transport…), pour améliorer le quotidien de ces familles. »  La sécurité reste une forte préoccupation au national.

Qu’est-ce que la Ville va faire ?

« La sécurité est avant tout une compétence de l’État, et nous continuons de dénoncer le manque criant des policiers nationaux sur notre territoire. Les promesses du Gouvernement datent de 2019… elles n’ont jamais été tenues. Pour autant, sans attendre l’État, nous prenons toute notre part pour renforcer les moyens de police municipale et les dispositifs de prévention. Vous le voyez avec le triplement du nombre de caméras, le nouveau poste de police à Saint-Sever… Je souhaite aller plus loin en étendant par exemple les horaires de la brigade de nuit que nous avons créée il y a quelques années. La sécurité passe aussi par la coopération. À l’échelle métropolitaine, j’ai décidé de créer une vice-présidence dédiée au sujet et de nouvelles actions ciblées de mutualisation, pour que nous puissions travailler avec les communes voisines. »  

Rouen est une des rares grandes villes françaises à gagner des habitants.  Qu’est-ce que cela dit sur la ville et qu’est-ce que cela implique ?

« Pendant longtemps, c’était l’inverse ! Depuis quelques années, nous sommes l’une des quatre grandes villes les plus attractives de France. C’est un signal très positif. Mais cela implique aussi des responsabilités. Nous devons anticiper : logements, écoles, crèches, transports, équipements publics. C’est pourquoi nous allons continuer à investir pour accompagner cette belle dynamique, tout en préservant l’équilibre et la qualité de vie qui font l’identité de Rouen. »  

Le maire de Rouen est président de la métropole. Pourquoi est-ce important ?

« Rouen est la ville centre de la Métropole. De nombreuses décisions qui ont un impact direct sur la vie quotidienne des Rouennais se prennent à l’échelle métropolitaine : les transports, la gestion des déchets, l’aménagement, une partie de la culture, du développement économique ou encore certaines politiques de solidarités. Le fait que le maire de Rouen soit également président de la Métropole permet une cohérence d’action. C’est juste plus simple, plus clair, plus efficace. Lorsque la Ville et la Métropole travaillent ensemble, c’est tout le territoire qui en bénéficie. Mais évidemment, cela n’exclut en rien la coopération en bonne intelligence avec toutes les autres communes. C’est du gagnant-gagnant. L’union fait la force ! »

Interview parue dans le n°557 du Rouen magazine : https://rouen.fr/rouenmag

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