Devoir de mémoire et commémoration à Rouen

Retrouvez sur cette page les informations relatives au travail de mémoire autour des différentes commémorations rouennaises.

Memorial 76 Algérie, Maroc Tunisie 1952-1962

La Seine-Maritime était l’un des derniers départements à ne pas avoir de mémorial des tués en Afrique du Nord – AFN.  Un projet a été pensé par Jean-Pierre et Nadine Marchand.

Un projet retenu pour la création de ce Monument qui a été porté par l’architecte Caroline CAMILLERAPP en collaboration avec  le sculpteur Jean-Marc de PAS. Ils se sont imprégnés de l'histoire de la guerre d'Algérie, du profond désir de paix et de la tragédie de cette guerre.

L’œuvre qui fut inaugurée le 1er février 2018, représente deux femmes assises sur un banc et entre elles un espace, un vide… vide qui peut être perçu comme l'attente, la douleur de l'absence d’un être cher. Les noms des militaires tués entre 1952 et 1962 sont gravés sur des barrettes de granit noir incrustées dans le sol, parallèle au cours de la Seine. Les barrettes évoquent les cercueils disposés sur le pont des navires pour être rapatriés jusqu’au port de Rouen, avant d’être rendus aux familles. Face au Sud, un lutrin qui permet à l'orateur de parler face à la Méditerranée et l'Afrique du Nord, ce lutrin est accompagné d’une carte de l'Afrique du Nord et d’un texte qui rappelle la guerre d’Algérie.

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L’œuvre se trouve place Carnot, près du Conseil Départemental, face au Monument de la Victoire et à la Stèle des tués en Indochine, faisant de cette place une place du Souvenir, lieu de rencontre et de partage.
Ce Mémorial rend hommage aux 417 militaires seinomarins, jeunes appelés, rappelés, engagés, militaires de carrière, gendarmes, policiers et sans oublier les deux millions de militaires métropolitains, les harkis et les Algériens qui ne sont pas sortis intacts de ce conflit.

Les dates commémoratives à retenir sont le 19 mars, "Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc" (Loi n° 2012-1361 du 6 décembre 2012) et le 5 décembre "Journée nationale d'hommage aux "Morts pour la France" pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie". (Décret n° 2003-925 du 26 septembre 2003)

De plus ce mémorial reste un lieu de recueillement pour les familles, un lieu de tourisme et de mémoire.

Combattants africains, antillais et victimes civiles du 9 juin 1940

Le 9 juin 1940, les soldats allemands arrivent à Rouen. Ils vont rafler des porteurs d'armes, des pillards et des soldats et des civils sélectionnés pour la couleur de leur peau. On estime à une centaine de personnes exécutées dans le grand jardin de la propriété Bigot, située aujourd'hui au 6 rue de Bihorel (actuellement le Musée national de l'Éducation, réseau Canopé).

Parmi la centaine de victimes, ces hommes sont des militaires, des civils d'origine nord-africaine, subsaharienne ou antillaise et quelques uns de type européen. Ils ont été déshabillés avant d'être exécutés sur place pour qu'ils ne soient plus identifiables (Témoignage de l'abbé Burel qui a assisté au massacre depuis le clocher de l'église Saint-Joseph). Ils ont été enterrés sur place. Certains corps ont été exhumés après guerre.

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Une plaque commémorative de cet événement est apposée au 6 rue de Bihorel. Une exposition intitulée "Tirailleurs d’Afrique, des massacres de mai-juin 1940 à la Libération de 1944-1945 : histoire croisée et mémoire commune" revient sur cet épisode de l'histoire rouennaise pendant la Seconde guerre mondiale. Consultez le contenu de cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

Télécharger les panneaux d'exposition - Documents rédigés en "français facile" - Fichier PDF (4.2 Mo)

Plus d'informations sur les combattants d'Afrique sur le site internet de la Préfecture de Seine-Maritime.

Au souvenir des Victimes et des Héros de la déportation

Alors que le monde était ravagé par un conflit sans précédent, la folie nazie a démontré que l’Homme était capable du pire contre ses semblables. Cette véritable industrie de la mort a décimé des millions de vie, détruit des centaines de milliers de familles, et traumatisé pour toujours les survivants.
Leur seul crime, être Juif, handicapé, Tzigane, homosexuel ou opposant politique. 
Leur seul crime était d’être différent.

Surviennent la seconde guerre mondiale et la préparation du débarquement de Normandie De nombreux résistants sont enfermés dans les sous-sols du palais de Justice avant d’être fusillés ou déportés dans les camps nazis.
La plaque à la mémoire « Aux Déportés 1940 et 1945 » se trouve aujourd’hui dans la salle des Pas Perdus au Palais de Justice, elle raconte le passé. 
Pensée par le Colonel Jean Thomas, qui fut résistant déporté à Dachau, cette plaque a été inauguré pour le 65ème anniversaire de la libération des camps de concentration durant la journée du souvenir des Déportés le 25 avril 2010.

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L’immeuble de la gestapo, rue du Donjon, durant l’occupation servait de lieu pour les interroga-toires, en 1948, la FNDIR – Fédération Nationale des Déportés Internés Résistants fait apposée une plaque en hommage aux Déportés Résistants. Sous la flamme, ont été déposées les cendres recueil-lies dans des camps.

Comme chaque dernier dimanche d’avril depuis 1954, nous commémorons la « Journée nationale du souvenir des Déportés » à la salle des pas perdus du Palais de Justice et nous nous souvenons du sort de ces millions de femmes, d’hommes et d’enfants.

Le 16 juillet si dimanche, sinon le dimanche suivant c’est la « journée nationale des crimes racistes et antisémites et aux justes de France » à la plaque du Donjon, rue du Donjon.

Ces commémorations représentent un sens d’engagement pour les descendants, le devoir de mé-moire auprès des jeunes, c’est ce qui motive les associations pour le faire perdurer.
 

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