Dans la peau d’une professionnelle du travail du cuir ? C’est possible en compagnie de l’artisane maroquinière Sabrina Schlewitz, qui exerce son talent dans son atelier-boutique de la rue Beauvoisine depuis un peu plus d’un mois. Elle a choisi d’implanter sa marque dans sa ville natale pour mieux partager son savoir-faire.
En attendant l’avènement du pôle muséal de la rue Beauvoisine, l’artère fraîchement rénovée s’enrichit d’un centre d’intérêt en matière de patrimoine culturel immatériel : une ambassadrice de l’art de la maroquinerie a élu domicile au n°82, à hauteur de l’intersection avec la rue Beffroy.
Sabrina Schlewitz, née à Rouen en 1970, n’a pas choisi n’importe quel endroit : derrière la devanture, on a la surprise de découvrir une ancienne ruelle devenue cour intérieure… A l’étage, le logement de Sabrina et sa famille. Au rez-de-chaussée, sa boutique-atelier. Ou plutôt son atelier-boutique. Car elle se définit avant tout comme une artisane et confie ne pas être commerçante dans l’âme.
L’offre développée par ses soins ? Des créations artisanales qui produisent leur effet, en témoignant d’un soin tout particulier apporté aux finitions. Sacs à main (sac Julia, sac Bérénice), sacs sur mesure (Teckel Bag), portefeuilles, porte-cartes, mais aussi bijoux. Une gamme 100 % femmes.
« Je fabrique la plupart de mes pièces à la main avec des cuirs sélectionnés dans des tanneries françaises et italiennes. Je récupère aussi des chutes des grandes maisons car jeter une belle peau est un acte qui va à l’encontre de mes valeurs ».
Autant d’articles estampillés Camille Boann. En fait il s’agit du nom de scène de Sabrina. Mme Schlewitz a créé sa marque sous la forme d’un pseudonyme. On l’appellera Camille, puisque ça lui fait plaisir.
« Pendant plus de vingt ans, j’ai exercé le métier de sage-femme : j’ai quitté l’Hôpital du Belvédère en 2000. Un métier au cœur du contact humain. Mais en parallèle j’ai touché à tout sans oser en vivre : le tissage, la dentelle aux fusains (que je pratique depuis 20 ans), le vitrail. »
C’est à Lyon que Camille a franchi le pas. Son projet de reconversion a mûri là-bas. « J’avais fini par ouvrir mon cabinet. Certaines de mes patientes travaillant chez Hermès me racontaient leur quotidien à l’atelier. Après avoir suivi une formation certifiée de maroquinerie d’art du côté de Clermont-Ferrand, j’ai compris que j’avais trouvé ma voie. »
Camille met en avant sa matière de prédilection : le cuir végétal, ainsi nommé parce qu’il est tanné avec des écorces d’arbres. Son tannage demande deux ou trois ans. Ce cuir-là se patine, il se marque, il se sculpte (une fois mouillé, il prend la forme qu’on lui donne), on peut le teinter et le personnaliser.
« J’aime par-dessus tout transmettre mon savoir-faire aux gens et leur faire prendre conscience du travail nécessaire pour la création d’un article de maroquinerie. Je propose des ateliers d’environ 3 heures où chacun confectionne une petite réalisation artisanale. » Au-delà de ces séances de découverte, de façon tout à fait informelle, Camille se fait un plaisir d’accueillir les curieux pour leur présenter son métier, ses techniques, ses choix esthétiques, ses convictions.
Infos pratiques
Pour aller plus loin
Camille Boann
82 rue Beauvoisine
Site Internet : www.camilleboann.com
Page Facebook : www.facebook.com/camille.boann.9/about
Compte Instagram : www.instagram.com/camilleboann/?hl=fr
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Lignes 11, 15, 22, F2, F7, Noctambus (arrêt Beaux Arts)
Lignes 20, 305, F1 (arrêt Hôtel de Ville)
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Station Lovélo 2 - Rougemare
Station Lovélo 9 - Lycée Corneille
Station Lovélo 1 - Général de Gaulle
Station Lovélo 10 - Musee des Beaux Arts
Station Lovélo 3 - Saint Ouen
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arceaux vélo à 17 m au nord-ouest (2 places)
arceaux vélo à 22 m au nord-ouest (2 places)
arceaux vélo à 38 m au nord (6 places)
