Le Jardin des plantes a récemment renforcé son charme à travers l’aménagement en son sein d’un jardin chinois et la création d’une allée dédiée aux agrumes. Une visite estivale s’impose.
Le patrimoine végétal asiatique a une vitrine d’envergure au Jardin des plantes : créé sur une parcelle à droite juste après l’entrée par la place des Martyrs-de-la Résistance, le jardin chinois se visite depuis la Pentecôte. Ce « parc de l’amitié sino-française » né du jumelage Rouen/Ningbo n’est pas tout à fait complet : il manque la touche finale, à savoir les tuiles et l’enduit qui vont recouvrir le kiosque et la « porte de lune ».
Les plantes introduites ici sont presque toutes originaires de Chine. En juillet/août on peut apprécier plusieurs floraisons. Il s’agit de trois vivaces (les hostas, les astilbes et les tricyrtis ou lys orchidées) et du nandina, arbuste ornemental appelé « bambou sacré ». Parmi les atouts botaniques du site, 7 ou 8 variétés de fougères ainsi que la lysimaque de Christine, une couvre-sol installée dans les enrochements sur les pourtours du bassin de galets.
Nouveau centre d’intérêt du Jardin des plantes, l’allée des agrumes prend forme avec l’un de ses deux côtés désormais achevé, où s’exposent une cinquantaine de sujets en pleine terre ou en pot. Reliant l’entrée du verger conservatoire aux serres tropicales, cette allée affiche des agrumes comme le citronnier caviar, le citrus hystrix, le mandarinier Satsuma originaire du Japon, ou l’ichang papeda.
On rencontre aussi des créations humaines, des « cultivars », comme cet hybride très rustique issu d’une greffe sur poncirus. Baptisé USA 119, il produit des fruits de la taille d’une mandarine, au goût entre la banane et la mangue. Des fruitiers exotiques se mêlent aux agrumes : arbousier, mûrier platane, goyavier du Brésil, poivrier nain de Chine, grenadier, jujubier, asiminier (« pawpaw »)…
