Au creux de l’été, au cœur d’un mois d’août où les travaux en ville battent leur plein, c’est le moment de trouver de l’apaisement dans nos espaces verts. Tournée des parcs et jardins où le bénéfice de la renaturation de Rouen saute aux yeux.
Fort de ses prairies fleuries, le jardin Jeanne-Barret (photo ci-dessus) affiche un style champêtre : en deux ans et demi d’existence, il s’est affirmé comme un atout pour l’attractivité de l’île Lacroix. Un joli tableau devenu le symbole du capital naturel de « l’entre-deux-rives ».
Bien en évidence sur l’échiquier des espaces verts de la rive gauche : la place Lemoyne d’Iberville, où le parc du même nom est entré dans une nouvelle dimension. Il a profité des travaux de la ligne T5 pour doubler sa surface, portée à 3 200 m2.
Avec son terrain multisports, sa « Place des rencontres », son jardin partagé, sa zone de forêt préservée, le jardin Saint-Sever en impose depuis sa renaturation en 2021. Réorganisé, agrandi d’un tiers, réinventé en petit frère du Jardin des plantes.
- Au Jardin des plantes, le « carré flore normande » reconstitue 5 milieux naturels typiques de la région. Une parcelle pédagogique de 900 m2 lancée en 2023, estampillée jardin botanique.
Le charme discret du square Marcel-Halbout (ci-dessus), niché dans le quartier de la Croix-de-Pierre : un havre de verdure bonifié par son lifting en 2021. On peut lui trouver un petit air romantique qui évoque les parcs anglais.
Vive la mutation de la place de la Haute-Vieille-Tour, débarrassée de son parking au profit d’un espace vert à la hauteur du patrimoine environnant. Résultat de l’opération : 1 620 m2 végétalisés, avec 70 arbres et arbustes plantés.
Deux niveaux, deux ambiances pour le tout jeune jardin Augustine et Lucienne Boulanger, inauguré en février : jeux en bas, avec vue sur la gare, et repos en haut, au pied de l’église Saint-Romain. Entre les deux espaces, un mur d’escalade.
La réinstallation de la nature dans la ville a gagné du terrain de façon spectaculaire avec le parc & canal Camille-Claudel (ci-dessous), qui traverse son 2e été. Œuvre de la Métropole, il offre une surface aquatique de 1,6 ha avec trois plans d’eau.

