Café Sourire

L'art d'avoir du coeur : voilà plus de trois mois que la Société Saint-Vincent-de-Paul a implanté un Café Sourire du côté du quartier Saint-Marc. Une source de chaleur humaine et de bienveillance comme remède contre l’isolement.

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Humanité, fraternité, solidarité : le 17 rue Victor-Hugo n’abrite plus Les Petits Frères des Pauvres mais conserve son utilité sociale avec le Café Sourire aménagé en lieu et place par la Société de Saint-Vincent-de-Paul. "Aimer, partager, servir", la devise de l’association règne dans ce local destiné à briser la solitude, lancé le 13 janvier.

Parmi les bénévoles en charge d’un accueil gratuit empreint de bienveillance, il y a Brigitte, la coordinatrice. "Cet espace de rencontre est ouvert chaque mardi et chaque jeudi de 14 h à 16 h 30 pour offrir de l’écoute, du réconfort, de l’amitié, à toute personne qui en a besoin. On peut discuter de tout et de n’importe quoi autour d'une boisson chaude, d'une part de gâteau toujours préparé par un bénévole."

Assise à table où Florence, une autre bénévole, apporte le café, Sarah livre son ressenti. Elle fait partie de la trentaine de personnes accueillies depuis l'ouverture. "Ce lieu me permet d’être avec des gens différents. On apprend beaucoup des autres. Ici chaque personne donne une part d'elle-même. Un sourire, une parole, ça vaut tout l’or du monde."

Apparition d’un atelier couture

"Il existe aujourd’hui 4 Cafés Sourire en Seine-Maritime, un 5e va voir le jour à Boos, où est basée notre section locale, indique Brigitte, accompagnée de Francis. Nous les animons toujours à deux bénévoles, pour des raisons de sécurité." Celui de Rouen se double d’un atelier couture, tout aussi gratuit, nouvellement mis en place chaque mercredi de 14 h à 17 h.

Potentiellement, le Café Sourire repose sur une équipe d’une quinzaine de bénévoles, mobilisés en alternance. Mais dans la pratique, ils sont six à faire fonctionner la maison. L’effectif est un peu juste et de nouvelles bonnes volontés seront les bienvenues.

L’enjeu étant d’éviter de fermer pendant la période juillet/août, quand les sollicitations familiales des bénévoles (souvent grands-parents) limitent leur disponibilité. Brigitte ne veut pas envisager cette mise entre parenthèses estivale. Elle sait que la solitude ne prend pas de vacances.


Pour aller plus loin

Présentation du concept du Café Sourire sur le site de la Société de Saint-Vincent-de-Paul

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